« Voilà, il est né ici. Chez nous. Des mains de Madame Négrel, la sage-femme qui a noté sur son registre : 28 février, Augustine Pagnol – un garçon – 13 francs. Il y a 120 ans. Et ce petit aubagnais est devenu le grand Marcel Pagnol. « On n’est pas de son pays, on est de son enfance », dit Saint-Exupéry, expliquant ainsi l’universalité du génie et du souvenir d’enfance. Ce n’est qu’après son oeuvre immense – déjà internationale – de théâtre et de cinéma, que Marcel Pagnol chantera sa famille et ses souvenirs, faisant résonner aux quatre coins du monde et dans toutes les langues les noms de nos lieux familiers : le Garlaban, les barres du Saint-Esprit, le Taoumé, le massif de l’Étoile, le vallon de Marcellin… Son « pays » d’Aubagne, Marcel Pagnol ne l’a jamais oublié. À l’été 1972, il y est revenu avec Jacqueline et mon père, Lucien Grimaud, qui les a accueillis note dans son livre* qu’avant de monter dans la voiture qui l’emportait Marcel Pagnol a dit : « Je ne suis pas encore parti et déjà je voudrais revenir » En 2015, c’est chose faite. Merci à ceux qui l’ont permis. »
* Histoires d’Aubagne – Préface de Marcel Pagnol
Sa citation préférée : "De toute part, comme une mer de musique, montait la rumeur cuivrée des cigales. » in La Gloire de mon père